Présentation des principales unités paysagères de Saint-Malo agglomération

Une unité paysagère est une portion de territoire qui présente une cohérence visuelle et fonctionnelle, liée à la combinaison de ses éléments naturels (relief, végétation, eau) et humains (bâti, activités, réseaux). Elle se distingue des territoires voisins par une identité paysagère reconnaissable, perçue à la fois par l’observation et par les usages. C’est un outil utilisé en aménagement et en urbanisme pour décrire, analyser et gérer les paysages.

Le Clos Poulet et la Côte d’Émeraude

Cette petite unité de paysage se distingue par sa côte découpée, son arrière pays encore marqué par les cultures légumières et le site emblématique de Saint-Malo.

Le Clos Poulet et la Côte d’Émeraude

Cette unité paysagère littorale associe falaises, dunes, vallées arrière-littorales et zones humides dans un contexte de forte attractivité touristique. Elle accueille des habitats et des espèces patrimoniales, mais subit une pression importante liée à l’urbanisation, à la fréquentation et au changement climatique.

Les enjeux portent sur la préservation des continuités écologiques, la protection de la ressource en eau et la maîtrise des usages sur le littoral.


Le Marais blanc

Dominée par l’agriculture et les vues lointaines sur le Mont-Saint-Michel, cette unité paysagère par l’horizontalité du sol et une absence relative de bocage constitue un paysage unique dans le département.

Le Marais blanc

Le marais blanc est un vaste espace de prairies humides, de fossés et de canaux, historiquement façonné par l’activité agricole et hydraulique. Il joue un rôle clé dans la gestion de l’eau, la qualité des milieux littoraux et l’accueil d’une avifaune remarquable, notamment d’oiseaux paludicoles.

Aujourd’hui, il est confronté à la dégradation des zones humides et à la raréfaction des prairies naturelles, ce qui en fait un secteur prioritaire d’intervention.


Le Marais noir

L’unité paysagère du marais noir se caractérise par un paysage ouvert et très plat, structuré par un dense réseau de fossés, de canaux et de prairies humides.
Marquée par l’omniprésence de l’eau et par des usages agricoles extensifs, cette unité offre une ambiance sobre et horizontale, où la nature et les aménagements hydrauliques façonnent une forte identité rurale.

Le Marais noir

Moins ouvert et plus végétalisé que le marais blanc, le marais noir constitue une véritable réserve naturelle d’eau et de biodiversité. Ses milieux humides, boisés et peu artificialisés assurent des fonctions essentielles de stockage de l’eau, de régulation climatique et de refuge pour la faune.

La préservation de son fonctionnement hydrologique et la limitation des pressions extérieures sont des enjeux majeurs pour ce secteur.


La vallée de la Rance maritime

L’unité paysagère de la vallée de la Rance maritime se distingue par un paysage encaissé et verdoyant, des coteaux boisés et des prairies de fond de vallée.

La vallée de la Rance maritime

La vallée de la Rance maritime est un paysage emblématique, mêlant estuaire, versants boisés, prairies et zones urbanisées. Elle concentre des enjeux écologiques forts liés aux zones humides, aux cours d’eau et aux continuités boisées, tout en étant soumise à des pressions multiples (urbanisation, infrastructures, fréquentation).

L’enjeu principal est de restaurer et maintenir les continuités écologiques entre les milieux terrestres et aquatiques.


Le « terrain du sud »

Cette unité paysagère qui s’étend de Plerguer à la forêt du Tronchet correspond à un paysage bocager légèrement vallonné, structuré par un maillage dense de haies, de chemins et de parcelles agricoles.
La présence progressive du massif forestier marque une transition paysagère forte, passant d’un espace rural ouvert à une ambiance plus fermée et boisée.

Le « terrain du sud »

Cette unité paysagère intérieure est dominée par des paysages agricoles, ponctués de haies, de bosquets, de cours d’eau et de zones humides. Elle joue un rôle structurant pour la trame bocagère du territoire et pour la qualité de l’eau.

Les enjeux identifiés concernent la restauration du bocage, la lutte contre l’érosion et l’imperméabilisation des sols, ainsi que la conservation des prairies humides et des continuités écologiques.