Défendons le droit européen qui protège la nature !

La nature n’a pas de lobby. Elle n’a que nous.

Depuis plusieurs mois, les attaques contre le droit de l’environnement se multiplient en Europe. Sous couvert de « simplification administrative » ou de « compétitivité économique« , certains responsables politiques et groupes de pression cherchent à affaiblir les deux textes qui constituent le socle de la protection de la biodiversité européenne : les directives Oiseaux et Habitats. Ces directives sont notamment à l’origine du réseau Natura 2000 et de la protection de milliers d’espèces et de milieux naturels.

Aujourd’hui, la Commission européenne consulte les citoyennes et les citoyens. Cette consultation est une occasion rare de rappeler que ces directives ne sont pas un frein au développement : elles sont une garantie pour préserver les derniers espaces naturels, les espèces sauvages et notre patrimoine commun.

À Bretagne Vivante, nous savons que chaque recul du droit de l’environnement se traduit, sur le terrain, par davantage de destructions d’habitats, moins de protection pour la faune et la flore, et une biodiversité toujours plus fragilisée. Nous refusons que trente années de progrès soient sacrifiées sous la pression de quelques intérêts économiques. Les directives « Oiseaux » et « Habitats » ont démontré leur efficacité pour protéger les espèces et les milieux naturels partout en Europe.

Nous vous invitons à participer à cette consultation. Quelques minutes suffisent pour faire entendre une voix qui compte : celle des citoyennes et citoyens qui considèrent que la nature n’est pas une variable d’ajustement.

France Nature Environnement explique la démarche et donne toutes les informations utiles pour participer à la consultation : https://fne.asso.fr/actualites/soutenons-le-droit-europeen-qui-protege-la-nature

Chaque réponse compte. Chaque voix renforce la protection du vivant. Ne laissons pas les lobbies parler à notre place.

Participer à la consultation…

La Commission veut votre avis… à condition que vous retrouviez le formulaire !

L’Union européenne consulte les citoyennes et citoyens, une excellente initiative… en théorie.

Car dans la pratique, il faut déjà réussir à trouver la consultation. Puis créer un compte, s’identifier, naviguer entre plusieurs pages, accepter diverses conditions… Bref, un véritable parcours du combattant avant d’accéder enfin au questionnaire. On est loin de l’idée d’une démocratie participative simple et accessible.

Le résultat est à la hauteur de la complexité du parcours : au 16 juillet, seulement 987 contributions avaient été enregistrées dans l’ensemble de l’Union européenne, soit moins d’un millier d’avis pour près de 450 millions de citoyens.

La France ne fait malheureusement pas figure de bon élève, avec 75 contributions seulement, très loin derrière l’Allemagne (471) ou même la Finlande (213), pourtant douze fois moins peuplée que notre pays.

Et après cela, certains s’étonneront que les consultations européennes soient surtout alimentées par les organisations les mieux structurées, les lobbies ou les spécialistes des procédures administratives…

Ne leur donnons pas raison.

Justement parce que le parcours est compliqué, justement parce que trop peu de citoyens s’expriment, chaque contribution compte davantage. Défendre les directives « Oiseaux » et « Habitats », c’est défendre les fondements de la protection de la nature en Europe à un moment où la biodiversité subit un déclin sans précédent.

Alors oui, cela demande quelques minutes de patience. Mais si nous voulons que la voix des défenseurs du vivant pèse autant que celle des intérêts économiques, nous ne pouvons pas laisser les autres répondre à notre place. Prenons le temps de participer à cette consultation. La nature, elle, n’a pas la possibilité de remplir le questionnaire.