Dans l’épisode précédent…
Nous avons plongé sous terre, dans la peau d’une racine de pommier. Entourée d’une multitude d’organismes — vers, champignons, bactéries — elle dépend d’un équilibre subtil : nutriments, pH, minéraux… Peu à peu, un véritable écosystème s’organise autour d’elle. Un monde invisible mais foisonnant, où chaque acteur joue un rôle essentiel.
Les années passent… et les racines plongent toujours plus profondément. Elles s’étendent, se ramifient, interagissent avec leur environnement. Mais pour fonctionner pleinement, elles ont besoin d’un sol vivant, aéré, et capable de retenir l’eau.
10 ans, 15 ans, 20 ans sont passés
Les racines d’ancrage et de réserve connaissent les horizons du sol plus profonds. Elles forment l’essentiel du système racinaire et participent à fragmenter la roche-mère et à libérer les minéraux. Elles assurent la production d’hormones.

Les racines fines, d’un diamètre compris entre 0,1 et 1 mm, situées en périphérie, forment un chevelu à renouvellement plus ou moins rapide, souvent peu visible. Elles constituent la partie absorbante du système :
- elles absorbent l’eau et les nutriments pour les transporter vers les organes aériens de l’arbre,
- elles accumulent des réserves d’amidon pour la reprise au printemps,
- elles participent à l’ancrage de l’arbre et à la production d’hormones.
Le sol supporte leur bon développement pour qu’elles assurent pleinement leurs fonctions.
La porosité du sol
La porosité du sol est essentielle. Les racines ont besoin d’oxygène pour transformer les sucres en énergie et rendre les nutriments disponibles. La croissance des racines dépend donc de l’aération du sol, qui favorise la circulation :
- de l’air,
- de l’eau,
- des nutriments.
Un sol bien structuré se décompacte naturellement et favorise la croissance des racines.

Retenir l’eau : un enjeu majeur
Un sol vivant peut retenir jusqu’à 30 à 60 % de son volume en eau.
Comme l’aubépine et le rosier, le pommier possède un système racinaire « souple », à la fois superficiel et pivot, qui tolère bien la présence d’autres espèces.
À suivre…
Mais pourquoi protéger les sols est-il devenu un enjeu majeur, bien au-delà du verger ? Réponse dans le prochain épisode.