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Les Grandes Landes de Trébédan Infolettre n°7 - Mai 2026 |
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| | Le printemps s’installe doucement sur les Grandes Landes. Après un hiver très humide, l’eau reste omniprésente dans les mares et les chemins, où les grenouilles bondissent à chacun de nos pas. La molinie commence tout juste à reverdir tandis que les droséras réapparaissent autour de la petite mare, discrètes mais bien présentes. Le printemps est cette période particulière où la lande semble hésiter entre sommeil et renouveau. Rien n’y est spectaculaire, tout s’y transforme pourtant peu à peu. Il suffit de ralentir le pas, d’accepter les bottes humides et de prendre le temps d’écouter. |
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| Les Grandes Landes : la renaissance d’une lande oubliée |
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Il y a encore quinze ans, les Grandes Landes disparaissaient peu à peu sous les bouleaux, les saules, les ronces et les fougères. Anciennes terres agricoles abandonnées depuis les années 1960, les parcelles s’étaient progressivement refermées, perdant lentement leur caractère de lande humide.Quinze années d’observations À partir de 2013, un important suivi botanique a été mis en place afin de comprendre comment la végétation évoluait après les travaux de restauration : étrépage, réouverture des milieux et retour du pâturage extensif. Pendant quinze ans, des relevés précis ont été réalisés sur quatorze placettes permanentes réparties sur l’ensemble du site.
Le retour des espèces de lande Les résultats montrent aujourd’hui une véritable renaissance écologique. Les opérations de gestion ont permis de restaurer durablement des landes humides ouvertes, sans enrichir les sols ni perturber le fonctionnement hydrique du site. Bruyères, joncs, molinies et autres plantes caractéristiques des landes atlantiques recolonisent progressivement les secteurs restaurés.
Une nature en équilibre fragile L’étude révèle aussi que toutes les zones n’évoluent pas de la même manière. Certaines parcelles ont retrouvé une lande stable et fonctionnelle, tandis que d’autres restent plus fragiles ou encore soumises à la recolonisation des ligneux. Cette diversité rappelle qu’une lande est un milieu vivant, en perpétuelle évolution, dont l’équilibre dépend autant de l’eau que des pratiques de gestion.
Une aventure collective Les suivis soulignent enfin l’importance des zones humides les plus sensibles, véritables réservoirs de biodiversité, ainsi que le rôle essentiel du pâturage extensif pour maintenir les milieux ouverts. Mais au-delà des chiffres et des graphiques, cette étude raconte surtout une aventure humaine : celle d’un site patiemment restauré grâce à l’engagement de bénévoles, naturalistes, éleveurs et partenaires locaux. Quinze ans après les premiers travaux, les Grandes Landes ont retrouvé bien plus qu’un paysage : une véritable identité écologique. |
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| A gauche, les 14 quadrats botanique ; à droite, une journée d'inventaire |
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| Le "corridor" : un cœur humide au milieu de la lande |
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| Vue partielle du corridor, à droite la boulaie humide, à gauche une parcelle de lande, au fond (après le "trou" dans les arbres"), une vaste zone de landes. |
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Approchons-nous maintenant d’un tout petit secteur particulier des Grandes Landes : la zone C, que nous appelons le "corridor" et qui marque le passage entre les deux grandes zones de landes. À première vue, rien de spectaculaire. Pourtant, ce secteur concentre une grande partie de la richesse écologique du site.
Ici, le relief devient presque imperceptible. De légères dépressions retiennent l’eau plus longtemps au printemps, créant une mosaïque de micro-milieux où la végétation change sur quelques mètres seulement. Cette humidité persistante permet le maintien d’espèces particulièrement adaptées aux sols pauvres, acides et engorgés.
On y trouve ainsi une prairie humide oligotrophe dominée par la molinie (Molinia caerulea), l’Agrostis des chiens (Agrostis canina) et le jonc à fleurs aiguës (Juncus acutiflorus). Dans les secteurs les plus humides apparaissent de petites communautés de bas-marais acides où poussent notamment des scirpes (Eleocharis multicaulis), la renoncule flamette (Ranunculus flammula), l'écuelle d'eau (Hydrocotyle vulgaris) ou encore quelques sphaignes (Sphagnum spp.), discrètes mais précieuses.
Pour les botanistes, cette zone se situe à l’interface entre plusieurs grands types de végétation : les prairies hygrophiles atlantiques et les végétations amphibies pionnières des sols temporairement inondés.
Les suivis botaniques montrent d’ailleurs que cette petite zone possède une identité écologique très particulière. Certaines espèces y trouvent des conditions devenues rares ailleurs : sols pauvres, humidité durable, faible concurrence végétale. Ce fonctionnement hydrique encore préservé constitue aujourd’hui l’un des éléments les plus remarquables du site.
Mais cette richesse s’accompagne aussi d’une grande fragilité. Le piétinement répété peut rapidement tasser les sols hydromorphes, modifier la circulation de l’eau et banaliser la flore spécialisée. Quelques passages suffisent parfois à faire disparaître certaines petites plantes des dépressions les plus sensibles. C’est pourquoi ce secteur demande aujourd’hui une attention toute particulière afin de préserver l’équilibre subtil qui fait toute leur originalité... et que nous envisageons d'y installer un platelage pour protéger cette zone du piétinement. |
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| Détails du corridor (communauté prairiale à gauche) et bas-marais (à droite) |
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| 9 mai : Sept ânes sont arrivés dans la lande |
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| A gauche : le départ ; à droite : pause à la Croix de la Kerouéselle |
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Une traversée pas toujours tranquilleIls sont arrivés un matin de printemps humide, avançant d’un pas prudent entre les flaques du chemin des Sept Bornes. Six ânesses et un baudet, escortés par une petite troupe d’une quinzaine d’accompagnateurs partis des Landes de Brusvily pour conduire ce drôle de convoi vers les Grandes Landes de Trébédan, à moins de deux kilomètres de là.
Sur le papier, l’affaire semblait simple. Mais chacun sait que l’âne est un animal réfléchi. Dans les contes comme dans les chemins creux bretons, il préfère souvent la sagesse à la précipitation. Or cette année, les sentiers ressemblaient davantage à de petits ruisseaux qu’à des voies pastorales. Et l’âne n’aime guère mettre les pieds dans l’eau.
À plusieurs reprises, devant une mare un peu trop large ou un passage jugé douteux, certains Equus asinus décidèrent très calmement… de ne pas avancer davantage. Oreilles dressées, regard fixe et sabots ancrés dans le sol, ils rappelèrent à leurs guides qu’un âne convaincu vaut mieux qu’un âne forcé. Il fallut alors parlementer, contourner, rebrousser chemin parfois, et chercher des passages plus conformes aux exigences de ces nouveaux gestionnaires de lande.
De précieux jardiniers des Grandes Landes Puis enfin apparurent les Grandes Landes. Les licols furent retirés. Quelques minutes durant, les animaux observèrent ce vaste territoire inconnu : les molinies encore vert tendre, les bouquets de bruyère, les jeunes bouleaux, les ajoncs, les zones plus humides où flottait encore l’eau du printemps.
Très vite, chacun partit à sa manière explorer les douze hectares qui seront leur domaine jusqu’à la fin septembre. Les plus hardis gagnèrent les secteurs ouverts ; d’autres préférèrent prendre leur temps autour du ponton d'observation.
Car derrière cette arrivée presque légendaire commence surtout un véritable travail écologique. En broutant la molinie, en écorçant ou étêtant les jeunes pousses de bouleaux, de saules ou de bourdaines, les ânes participent au maintien des milieux ouverts. Leur piétinement couche aussi la fougère aigle et contribue à rouvrir certains passages. Peu à peu, ils dessinent dans la lande de nouveaux chemins que naturalistes et botanistes ne tarderont sans doute pas à emprunter lors des prochains inventaires.
Sous leurs allures tranquilles, les ânes deviennent ainsi les alliés patients des landes humides atlantiques, perpétuant à leur manière une vieille histoire de pâturage et de paysages ouverts. |
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| A gauche : un pont que l'on refuse de passer ; à droite : le bonheur est dans le pré ! |
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| Les suivis et inventaires Observer, noter, comparer… tout l’art des inventaires naturalistes |
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| Ces suivis réguliers alimentent la mémoire scientifique du site et contribuent à orienter les choix de gestion.
Jean-Christophe Dudicourt assure les relevés ornithologiques, tandis que Catherine Demay suit les reptiles et amphibiens.
L’inventaire botanique des Grandes Landes est quant à lui réalisé par Olivier Babut et Bernard Clément. |
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| Début juin
Un nouveau chantier de bâtonnage de fougère aigle sera organisé aux Grandes Landes.
Cette intervention douce consiste à casser les frondes en croissance afin d’épuiser progressivement les réserves souterraines de la plante et limiter son expansion dans les secteurs de lande humide.
Car si la fougère aigle joue aussi un rôle écologique, elle peut rapidement devenir dominante et appauvrir la diversité des milieux ouverts lorsqu’elle progresse trop fortement. |
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| | À la rencontre de l’engoulevent le samedi 27 juin, nous irons à la rencontre de ce mystérieux habitant du crépuscule. Au fil d’une balade au cœur des landes, nous tenterons de percer les secrets de cet oiseau fascinant, maître du camouflage et compagnon des soirs d’été.
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Balade contée
À l’occasion des Journées du patrimoine, le dimanche 20 septembre, les Veilleurs et veilleuses de contes du Pays de Dinan vous invitent à une promenade pas tout à fait comme les autres.
Curieux, rêveurs, petits et grands sont conviés à cette escapade où l’imaginaire s’invite à chaque pas.
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| | l'anax empereur (Anax imperator) |
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...une des plus grandes libellules d'Europe.Un géant des mares : L’Anax empereur est sans doute l’une des plus impressionnantes libellules que l’on peut observer aux Grandes Landes. Avec ses presque huit centimètres de longueur, son thorax vert vif et son abdomen bleu marqué d’une ligne noire, il ne passe jamais inaperçu lorsqu’il patrouille au-dessus des mares et fossés.
Un redoutable chasseur : Grand prédateur, l’Anax empereur chasse en vol moustiques, mouches et autres petits insectes qu’il capture avec une remarquable agilité. Les mâles défendent activement leur territoire, parcourant inlassablement les berges à la recherche d’intrus ou de femelles.
Une vie cachée sous l’eau : Après l’accouplement, la femelle dépose ses œufs dans les plantes aquatiques. Les larves, entièrement aquatiques, vivent ensuite plusieurs mois - parfois plus d’une année - dans l’eau, où elles sont elles-mêmes de redoutables prédatrices.
La métamorphose : Au printemps ou en été, la larve quitte l’eau et grimpe sur une tige. Sa peau se fend alors lentement pour laisser émerger la libellule adulte qui, après quelques heures de séchage, prendra son envol.
Un symbole des zones humides : Espèce emblématique des milieux humides bien préservés, l’Anax empereur rappelle combien mares, fossés et petites zones d’eau libre sont essentiels à une biodiversité aussi discrète que fascinante. |
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| De gauche à droite : Anax mâle, larve d'anax, Femelle anax déposant ses oeufs © Y. Meneux/Wikimedia Commons |
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Suivre les libellules au fil des années
Depuis plusieurs années, les Grandes Landes participent au protocole national STELI (Suivi Temporel des Libellules), mis en place dans le cadre du Plan National d’Actions en faveur des Odonates. Ce suivi repose sur plusieurs passages annuels réalisés toujours sur les mêmes secteurs afin d’évaluer l’évolution des populations de libellules au fil du temps.
Observer mares, fossés et zones humides : Les inventaires sont réalisés lors de conditions météorologiques favorables, en parcourant mares, fossés et secteurs humides du site. Les espèces observées sont notées, parfois accompagnées d’informations sur leur abondance ou leur comportement. Ce protocole simple permet d’obtenir une vision globale de la diversité présente sur les Grandes Landes.
Une diversité déjà remarquable : Vingt espèces de libellules ont été recensées sur le site : douze zygoptères, plus connus sous le nom de "demoiselles", et huit anisoptères, les "vraies" libellules. Cela représente près d’un cinquième des 54 espèces potentiellement présentes en Bretagne, ce qui souligne déjà l’intérêt écologique de la zone.
Des espèces pionnières : Parmi les espèces observées figurent plusieurs libellules dites pionnières, capables de coloniser rapidement de nouveaux milieux aquatiques. C’est le cas de l’Agrion nain (Ischnura pumilio), de l’Orthétrum réticulé (Orthetrum cancellatum) ou encore de la Libellule déprimée (Libellula depressa), particulièrement liée aux mares. Peu profondes et rapidement réchauffées au printemps, ces mares offrent des conditions favorables à son installation.
Un milieu encore jeune mais prometteur : La plupart des espèces recensées sont communes et peu exigeantes, comme l’Agrion élégant (Ischnura elegans), l’Agrion jouvencelle (Coenagrion puella), la Petite nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula) ou le Sympétrum strié (Sympetrum striolatum). Notons toutefois la présence du Leste fiancé (Lestes sponsa), classé parmi les espèces quasi menacées sur la liste rouge nationale des odonates.
En complément des inventaires, Jean-Christophe Dudicourt, bénévole de l’antenne Rance-Émeraude, a réalisé de remarquables photographies de plusieurs espèces présentes sur le site, permettant de mieux découvrir toute la diversité et l’élégance de ces fascinants insectes. |
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| Bourdaine : amie ou envahissante ? |
| | La bourdaine, discrète conquérante des landes |
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| Dans plusieurs secteurs des Grandes Landes, la bourdaine (Frangula alnus) réapparaît peu à peu parmi les bruyères et les ajoncs. Cet arbuste discret, aux feuilles ovales bien lisses et au bois sombre, apprécie particulièrement les sols humides et acides. Longtemps cantonnée aux lisières et aux zones plus boisées, elle profite aujourd’hui de l’évolution naturelle de certaines parcelles pour recoloniser progressivement la lande. |
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| Un arbuste des terrains humides
La bourdaine affectionne particulièrement les sols acides, frais à humides, où elle s’installe volontiers le long des fossés, dans les clairières humides ou au bord des mares. Capable de supporter des engorgements prolongés en hiver, elle colonise facilement les milieux ouverts lorsque la lande commence à évoluer vers des formations plus arbustives.
Sa croissance est généralement assez rapide. Jeunes tiges et rejets apparaissent fréquemment après une ouverture du milieu ou l’arrêt du pâturage. Peu à peu, la bourdaine forme des fourrés lâches qui modifient l’ambiance lumineuse et favorisent ensuite l’installation d’autres ligneux comme les saules ou les bouleaux.
Au printemps, l’arbuste se couvre de petites fleurs discrètes verdâtres, tandis que ses fruits évoluent progressivement du vert au rouge puis au noir au cours de l’été. Son écorce sombre et ses rameaux souples permettent également de la reconnaître facilement en hiver, lorsque les feuilles ont disparu. |
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| Entre lande et forêt
La présence de la bourdaine raconte aussi l’histoire des paysages. Son installation progressive témoigne souvent d’une évolution naturelle des landes humides vers des formations plus arbustives puis boisées. Sur les Grandes Landes, sa progression est donc suivie avec attention afin de préserver l’équilibre entre les milieux ouverts de lande et les secteurs plus fermés qui accueillent eux aussi une biodiversité particulière. |
| | La bourdaine nourricière Comme beaucoup d’arbustes des haies et des lisières, la bourdaine joue un rôle important pour la faune des Grandes Landes. Au printemps et au début de l’été, ses petites fleurs verdâtres, discrètes mais riches en nectar, attirent de nombreux insectes pollinisateurs : abeilles sauvages, bourdons, syrphes ou petits coléoptères floricoles viennent y trouver nourriture et pollen.
La bourdaine est également précieuse pour plusieurs espèces de papillons. Le plus connu est sans doute le Citron (Gonepteryx rhamni), reconnaissable à ses ailes jaune vif en forme de feuille. Sa chenille se développe principalement sur la bourdaine et quelques arbustes proches comme les nerpruns. La présence de cet arbuste favorise donc directement le cycle de vie de ce papillon familier de nos campagnes.
En fin d’été et à l’automne, les petites baies noires de la bourdaine deviennent à leur tour une source de nourriture appréciée par de nombreux oiseaux. Grives, fauvettes ou merles participent ainsi à la dispersion des graines, contribuant naturellement à l’installation progressive de l’arbuste dans certains secteurs de la lande. |
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| Une plante aux usages multiples Pendant longtemps, la bourdaine faisait partie des arbustes familiers des campagnes. Son bois léger et très homogène produisait un charbon particulièrement recherché pour la fabrication de la poudre noire utilisée autrefois dans les armes et les carrières. Ce "charbon de bourdaine" était réputé pour sa grande qualité et faisait l’objet d’une véritable petite activité artisanale dans plusieurs régions. |
| | L’écorce de bourdaine était aussi connue pour ses propriétés médicinales. Après une longue période de séchage, elle était utilisée comme laxatif naturel en phytothérapie. Fraîche, elle peut toutefois être irritante et toxique, ce qui explique que son emploi demandait certaines précautions. Aujourd’hui encore, la bourdaine entre dans la composition de quelques préparations médicinales, mais son usage reste strictement encadré. |
| | Son bois servait également à confectionner de petits objets du quotidien : manches d’outils, chevilles ou pièces tournées. Facile à travailler, il trouvait naturellement sa place dans les usages ruraux traditionnels. Les jeunes rameaux, souples et résistants, étaient aussi utilisés pour de petits travaux de vannerie rustique ou de clayonnage. |
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| Cette tradition est d’ailleurs encore bien vivante. André Maillard, voisin des Grandes Landes dont les ânes pâturent sur le site, perpétue cet artisanat végétal. Spécialiste de la vannerie traditionnelle, il réalise notamment d’étonnantes ruches tressées à partir de bourdaine, renouant avec des savoir-faire anciens liés à l’apiculture paysanne bretonne. |
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| Ruches traditionnelles en bourdaine et torchis © Pierre Dupouy - Yannick Mene |
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À toutes celles et ceux - bénévoles, éleveurs, visiteurs ou simples curieux - qui participent à faire vivre les Grandes Landes : un immense merci.
À très bientôt sur les sentiers des Grandes Landes de Trébédan. Yannick Meneux, Conservateur bénévole. |
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| | Zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique de 25 ha appartenant à la commune de Trébédan, cette réserve de nature est d'une richesse écologique remarquable. Elle est gérée par les bénévoles de Bretagne Vivante (Antenne Rance-Emeraude). |
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| Les Grandes Landes de Trébédan sont une réserve biologique associative gérée depuis 1999 par Bretagne Vivante. Pour nous suivre ou nous contacter... |
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