Chemin creux : une sortie au cœur de la biodiversité

Dimanche 25 octobre, entre Saint-Lunaire et Saint-Briac, une trentaine de participant.es, enfants et adultes, ont exploré un chemin creux à l’occasion d’une sortie organisée dans le cadre d’« En octobre, tous dehors ! ». Une promenade pour découvrir la richesse naturelle de ces chemins familiers et apprendre à mieux les regarder.

Un monde caché dans les talus

Après les fortes pluies et la tempête, le chemin s’est paré de couleurs automnales. Glands et châtaignes recouvrent les feuilles et forment un tapis brun et doré. Sur le haut des talus, les vieux chênes et les châtaigniers forment une voûte végétale qui donne au chemin des allures de tunnel.

Mais ces chemins creux ne sont pas seulement des passages anciens dans le paysage breton. Les animateurs en racontent l’histoire et invitent les participant.es à observer la terre, en haut comme en bas des talus. Sa qualité, les différences entre les niveaux du chemin, et la végétation qui s’y installe livre des indices sur ce milieu façonné par le temps.

À la recherche des habitants du chemin

Pas besoin d’apercevoir un animal pour découvrir sa présence. Dans les talus, les terriers racontent déjà beaucoup : du plus petit trou à l’entrée imposante d’un terrier de blaireau, chaque indice attire l’attention. Les participant.es découvrent aussi des traces de griffes du blaireau sur le le talus – parfois à plusieurs mètres de hauteur – ainsi que les trous creusés par les pics dans les branches et les arbres vieillissants.

Les animateurs et animatrices de Bretagne Vivante évoquent les habitudes de ces habitants discrets, comme le muscardin, petit rongeur qui constitue des réserves de nourriture. Les enfants observent les images, les associent aux indices rencontrés et multiplient les questions. Les animaux restent invisibles, mais leur présence devient presque tangible.

Une flore bien présente

Au fil du chemin, les regards se tournent aussi vers les plantes. Le nombril-de-Vénus (Umbilicus rupestris) s’accroche aux parois, les fougères – Polypode commun (Polypodium vulgare) – occupent les talus humides et les jeunes houx (Ilex aquifolium) portent leurs baies rouges. Au sol, mousses sombres et lichens profitent de l’humidité.

Le lierre (Hedera helix) est partout présent et s’enroule autour des troncs parfois imposants ; et sur les flancs du talus, on on découvre l’enchevêtrement des racines des arbres mises à nu.

Apprendre à regarder autrement

Araignées, insectes et oiseaux se font discrets en cette journée d’automne, marquée par la tempête. Pourtant, les observations ne manquent pas. Cette sortie rappelle que la biodiversité ne se résume pas aux animaux que l’on peut voir : elle se révèle aussi dans les traces, les plantes, les sols et les vieux arbres.

Les participant.es sont ainsi parti.es à la découverte d’un milieu à la fois familier et méconnu, avec une autre manière de parcourir les chemins creux et de prêter attention à la nature qui les habite.


« Octobre tous dehors » : sortir pour découvrir

À l’automne, cette initiative invite à profiter de sorties en plein air pour découvrir la nature près de chez soi. Une occasion de partager des observations, d’aiguiser sa curiosité et de mieux connaître la biodiversité locale.

Pour en savoir plus, c’est [ICI] !


Textes et photos de Françoise Laouenan – Image d’en-tête © Bernard Goguel