Que nous apprennent les saisons d’observation sur l’évolution de l’avifaune nicheuse de Cézembre ? De 2019 à 2026, les inventaires menés sur l’île par Bretagne Vivante ont permis de suivre plusieurs colonies d’oiseaux marins et de mieux comprendre leurs évolutions.
Le constat est contrasté.
Le Guillemot de Troïl, dont les effectifs avaient fortement progressé jusqu’en 2025, voit son estimation diminuer cette année. Le Pingouin torda reste présent, même si les conditions du suivi ont probablement conduit à sous-estimer ses effectifs. Mais c’est le Cormoran huppé qui réserve le constat le plus préoccupant : après une saison 2025 particulièrement favorable, son succès de reproduction s’effondre en 2026, avec un taux d’échec d’au moins 94 % parmi les nids suivis.
Les goélands présentent eux aussi des effectifs estimés inférieurs à ceux de 2024, dernière année de recensement avant 2026. Autant de résultats qui invitent à regarder au-delà du simple nombre d’oiseaux présents : les effectifs nicheurs, la répartition des colonies et la réussite de la reproduction racontent des histoires différentes.
Pour faire le point sur ces évolutions, nous vous proposons une synthèse des suivis réalisés de 2019 à 2026. Elle revient sur les principales tendances, les différences entre secteurs de l’île et les limites à garder à l’esprit pour interpréter les chiffres.
→ Consulter ou télécharger le bilan synthétique 2019-2026
Un grand merci aux équipes de terrain !
Ces inventaires reposent sur un travail collectif exigeant. Merci aux salarié.es de Bretagne Vivante et aux bénévoles de l’antenne Rance-Émeraude qui particpent, année après année, aux observations, aux suivis de reproduction, à la coordination des sorties et à l’analyse des données. Merci également aux équipes de l’Office français de la biodiversité pour leur contribution aux observations depuis la mer.
Grâce à cet engagement collectif, Cézembre nous livre peu à peu une histoire plus précise de ses oiseaux et des enjeux de leur conservation.
Image d’en-tête : pingouins tordas et cormorans huppés à Cézembre © Y. Meneux