Samedi 12 septembre, une dizaine d’adhérent·es de l’antenne Rance-Émeraude de Bretagne Vivante ont rejoint les quelque 300 personnes rassemblées sur la plage du Minihic, à Saint-Malo, pour s’opposer au projet de complexe hôtelier et de thalassothérapie du groupe Raulic.
Alors que les engins de chantier ont commencé à investir les hauteurs de la plage, ce rassemblement a été l’occasion de rappeler ce qui est en jeu : près de 15 000 m² d’un site littoral remarquable vont être profondément transformés pour accueillir, notamment, deux hôtels de luxe, un centre de thalassothérapie, des restaurants et une résidence de tourisme.
Pour Bretagne Vivante, ce projet pose une question essentielle : peut-on encore accepter que des espaces littoraux précieux soient ainsi artificialisés au profit d’un équipement touristique haut de gamme ?
Car la plage du Minihic n’est pas seulement un magnifique paysage. C’est aussi un milieu naturel riche, fréquenté par une biodiversité remarquable. Depuis le printemps, l’antenne Rance-Émeraude suit notamment les colonies d’hirondelles de rivage qui nichent dans les falaises surplombant la plage. Leur présence témoigne de la valeur écologique de ce site, directement menacé par les transformations annoncées.
Au-delà de la biodiversité, c’est aussi l’accès de toutes et tous au littoral qui est en question. Cette plage, autrefois associée à un ancien camping municipal, est aujourd’hui un espace largement partagé et accessible au public.
Face à la privatisation progressive et à l’artificialisation de nos côtes, Bretagne Vivante continuera à défendre un littoral vivant, naturel et accessible à toutes et tous.
Image d’en-tête : manifestant.es se dirigeant vers le futur point de rejet des eaux de la thalasso. © Y. Meneux