A la fin de printemps 2025, des hirondelles de rivage (Riparia riparia) avaient creusé 12 galeries dans la falaise friable de la plage du Minihic. Elles s’y étaient installées, avaient couvé puis nourri un certain nombre de poussins dans au moins 5 cavités. Au mois de septembre dernier, les hirondelles, adultes et juvéniles, ont entrepris leur migration d’automne vers l’Espagne et l’Afrique.


Avril 2026 : le retour…
Vigilants, les bénévoles de Bretagne Vivante ont gardé un œil attentif sur le site et ont remarqué leur retour le 8 avril 2026. Une vingtaine d’individus en vol est actuellement observable dans les environs de la falaise, ils sont à la recherche d’insectes. Les hirondelles ont besoin de se nourrir après ce long voyage de migration de printemps. À ce jour, le 20 avril 2026, cinq cavités au moins sont occupées par un couple ; mâles et femelles se relayeront pour couver puis nourrir leurs poussins. D’ici 4 à 5 semaines, les premiers juvéniles seront observables à l’entrée des cavités. Une deuxième nichée est possible pendant l’été.
La colonie de la plage du Minihic est à ce jour la seule répertoriée sur le trait de côte de la commune de St-Malo. Les cavités de la plage de Cézembre et celles de la Pointe de la Varde ne sont en effet plus occupées par les hirondelles de rivage depuis trois années.
Les sites de reproduction de cette espèce protégée étant de plus en plus rares, il est recommandé pendant toute la saison de ne pas s’installer au plus près du pied de la falaise et de ne pas y grimper. Tout dérangement est susceptible de provoquer l’abandon de ces nids par les hirondelles et donc la diminution voire la disparition de l’espèce.
- Texte et photos Groupe Urbanisme & Biodiversité
- Photo d’en-tête : Riparia riparia, Creative Commons