Une immersion naturaliste à la Pointe de la Garde Guérin

Samedi 9 mai, une bonne trentaine de personnes avaient répondu présents à l’invitation du groupe Botanique à venir découvrir la richesse biologique de l’Espace Naturel Sensible de la Pointe de la Garde Guérin à Saint Briac1.

Après une rapide présentation de la fonction d’un E.N.S. (Espace Naturel Sensible propriété du Département qui assure aussi sa gestion), après un court rappel du concept de biodiversité, les participants se sont passionnés pour l’intervention très documentée de Vincent B. sur les chauves-souris et leur fragilité.

La déambulation tranquille sur les sentiers du site a permis d’évoquer la flore caractéristique de la Lande Atlantique (Ajonc d’Europe, Prunellier ou Prunus spinosa, Eglantier ou Rosier sauvage, Fougère aigle, Chèvrefeuille, etc.) et quelques-uns de ses habitants (Accenteur mouchet, Fauvette à tête noire, Pouillot véloce, chenilles velues dans leur toile, Géotrupe ou Crache Sang, etc.). Un peu plus loin, sur le chemin côtier, les espèces résistantes aux embruns salés et au vent ont été reconnues : Silène maritime, Armérie maritime, Fumeterre, Betterave maritime, Géranium sanguin, Rosier pimprenelle, Roquette maritime, Plantain corne-de-cerf, etc.

Tout au long du parcours, des rencontres singulières ont permis de découvrir

  • Le Tamier commun et d’expliquer pourquoi cette plante était aussi appelée Herbe aux femmes battues,
  • Que l’Ortie, préparée dans certaines conditions, a des qualités culinaires très appréciables.
  • Que les plantes de la famille des Fabacées (autrefois Papilionacées ou Légumineuses) ont la particularité exclusive de vivre en symbiose avec des bactéries qui, abritées dans les nodosités développées sur leurs racines, ont la capacité de fixer l’azote de l’air puis de le restituer à la plante et au sol
  • Que les Orobanches, plantes sans chlorophylle, vivent en parasitant d’autres plantes chlorophylliennes à l’aide de suçoirs qu’elles insèrent au niveau des racines de la plante hôte.
  • Que les graines de la plupart des orchidées sauvages sont dépourvues de réserves et doivent être envahies par un champignon microscopique du sol pour pouvoir germer et donner un nouveau pied
  • Que les racines du Lierre ne prélèvent aucune substance sur leur support mais que la plante constitue une source importante de nourriture pour les insectes pollinisateurs (floraison fin août – septembre) et pour les oiseaux pendant l’hiver (fruits charnus persistants)

La liste exhaustive des espèces « contactées » ne peut être rapportée ici mais toutes ont donné lieu à des commentaires partagés en lien avec la biodiversité.

Instantanés de la sortie

Rendez-vous pour faire de nouvelles découvertes « biodiversitudinales » le 7 juin sur l’Île de Cézembre et le 14 juin aux abords de la Chapelle Sainte Anne à Saint-Broladre.

Texte de Olivier Babut ; photos : © Armelle Scavennec


  1. https://www.ille-et-vilaine.fr/la-pointe-de-la-garde-guerin ↩︎